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J’avais lu quelque part, je ne sais plus où, je ne sais plus quand, qu’un premier roman était souvent très personnel (sans forcément être autobiographique, mais presque).

Je ne sais pas si c’est vrai pour tous les écrivains. En l’occurrence, c’est vrai pour moi.

Mais un premier roman, c’est surtout ça :

JE L’AI FAIT !!!

P***** de bachibouzouk, je l’ai fait !

Ce n’est pas juste une nouvelle de 3 pages pour un concours municipal (je respecte les nouvelles et les concours municipaux). Ce n’est pas juste 2 chapitres qui se battent en duel et s’entretuent à coups de c’est-nul, de chuis-pas-écrivain et de je-n’y-arriverai-jamais. Ce n’est pas un premier jet brouillon maladroit et tout-pourri-autant-tout-mettre-à-la-poubelle-avant-qu’on-ne-me-rie-au-nez.

C’est un roman.

Un premier roman.

Écrit. Ré-écrit. Ré-ré-ré-écrit. Corrigé. Fignolé. Fini.

Pas forcément bon. Pas forcément nominable au prix Goncourt. Mais fini.

Peut-être que mon premier roman ne percera jamais en auto-édition ni ne trouvera d’éditeur respectable. Peut-être qu’il ne rencontrera pas ses lecteurs en nombre à plus de 2 chiffres. J’en serais la première désolée, mais au fond, ce ne serait pas grave. Et je le dis sincèrement !

Évidemment, je suis heureuse et émue à chaque critique enthousiaste que je reçois pour Parfois l’Ange se tait. Et même les retours que je sens moins prompts aux waaaaou-c’est-génial restent encourageants. Je prends les j’aime-bien-ton-style et les ça-se-lit-facilement comme la validation respectueuse d’un talent, même si la rencontre avec le lecteur n’a peut-être pas eu lieu. Je n’ai pas encore eu de critique négative parce que pour l’instant mes lecteurs sont sympas, mais le jour où elles arriveront ce devrait être le signe que le nombre de mes lecteurs aura dépassé 2 chiffres. Une bonne nouvelle, donc, et on verra comment je le prendrai.

Mais quoi qu’il arrive, ce ne sera pas grave. Non, l’avenir de ce premier roman ne saurait se vêtir de gravité.

Parce que… Je l’ai fait !!!

BACHIBOUZOUK !

Non seulement je l’ai fait, mais en plus je l’ai dit.

Je l’ai fait une fois, je peux le faire dix fois. Et continuer à m’améliorer, encore, toujours, jusqu’à… ??

J’ai écrit un roman. Je sais aller au bout. Je peux aller au bout. De tout.

Tous mes rêves.

C’est ça, pour moi, un premier roman.

 

(note à moi-même : relire cet article de blog à chaque fois que les chuis-nulle-et-en-plus-j’ai-l’air-con et associés repointeront le bout de leur nez)