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Mon roman Parfois l’Ange se tait est en téléchargement libre sur mon site depuis cinq jours, et je ne vais pas vous cacher que ça me fait beaucoup douter. Savoir que des gens l’ont téléchargé, sans savoir qui, ni s’ils l’ont lu, tout ou partie, ni s’ils l’ont aimé… Tout cela est fort inconfortable. Alors je reprends mon roman entre les mains, j’ouvre une page au hasard, je repère méticuleusement tout ce qui ne va pas… À ce stade-là, normalement, si tout va bien, j’ai un sursaut de bienveillance envers moi-même: je referme le livre, et je mange un carré une tablette de chocolat.

Je pensais avoir beaucoup déblayé, niveau confiance en moi. Après avoir écrit mon premier roman, osé l’auto-éditer et en parler, être sortie de l’anonymat sur internet… Mais les petites voix t’es-nulle-t’es-nulle ne se taisent pas pour autant. Pensez-vous !

À vrai dire, plus je me lance, et plus je les entends, ces petites voix. Avant, je n’avais même pas conscience d’à quel point elles étaient ancrées dans ma tête.

Le jugement imprègne mes modes de pensées, mes réactions, et tous mes retranchements… TOUT. LE. TEMPS. Je passe mes journées à juger, comparer, analyser jusqu’à l’indigestion. Moi-même, les autres… Je me trouve mieux, puis moins bien, puis mieux, puis oh-quelle-prétentieuse, puis mais-arrêêête… Alors qu’il me suffirait juste d’être moi.

La mieux moi, la moins bien moi, ça n’existe pas.

Je juge le monde, et le monde me le rend bien. Mais petit à petit, à force de les observer, ces petites voix (j’ai bien dit observer, pas juger), à force, je commence à comprendre comment elles marchent. Leurs rouages bien huilés par des années de fonctionnement m’apparaissent de plus en plus clairement. Je remonte à leurs racines, et je déconstruis.

Lumière, lumière.

Il faut persévérer, parait-il. Alors je persévère. Je continue mon objectif de poster une fois par semaine sur ce blog, en me demandant si tout cela sert à quelque chose, ou si ce n’est pas juste un délire égocentrique egocentré de plus.

J’ai réalisé et accepté que faire connaitre mon roman ne se ferait pas du jour au lendemain… Ça se fera au rythme de mon évolution et de mes prises de conscience. J’apprends.

Je prépare également ma première interview d’écrivain… Une interview un peu spéciale, et surtout une grosse sortie de ma zone de confort. Ça ne m’empêche pas d’avoir très hâte ! Une fois qu’elle sera réalisée et en ligne, ça me fera un support “marketing” pour me présenter et donner un coup de pouce au bouche à oreille. Brrrr, qu’est-ce que je déteste ce mot ! Marketing…

Qu’est-ce que je fous dans l’auto-édition, moi ?

Bon, allez, on continue.

Persévérer, parait-il.