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Petit à petit, je découvre le monde de l’auto-édition… Et, pfffiou, du monde, il y en a !

Un jour je suis enthousiaste au possible, efficace, créative… Le lendemain, je regarde sur ma liste ce qu’il me reste à faire, j’ai envie de tout reprendre à zéro, j’ai l’impression de parler toute seule à mon site internet que personne ne visite, je désespère de la montagne de gens à contacter pour espérer me faire connaitre et j’ai peur de passer pour une énième relou opportuniste quand je le fais…

Bref, je réalise à quel point, l’auto-édition, c’est du boulot.

Voici à peu près ce qui se passe dans ma tête: “À quoi bon, arrête de t’acharner tu as l’air con à vouloir tout faire toute seule dans ton coin ce que d’autres savent faire mieux que toi… Envoie ton manuscrit à des éditeurs et confronte toi à des pros… Et si les éditeurs te boudent, c’est que ton roman n’est pas abouti, retourne dans ta tanière, recommence tout, mais tais-toi donc… Tu as l’air con, je te dis… Et tu postes ça sur facebook ??”

Le hic, c’est que quand je commence un truc, j’aime aller jusqu’au bout. J’ai eu envie d’auto-publier mon roman, maintenant je veux aller jusqu’au bout. Mais jusqu’au bout de quoi ? Jusqu’à où ? Jusqu’à quand ?

L’autre hic, c’est que je manque de temps. Je n’utiliserai pas cette excuse pour ne pas passer à l’action. De fait, je passe à l’action. Mais il m’est frustrant de ne pas avoir des heures et des heures de disponibles par jour pour cocher plus rapidement les points de ma to-do list… Qui s’allonge plus vite que je ne coche ! Voilà, j’ai deux enfants en bas-âge. C’est très chronophage, ces petites choses. J’assume, hein. Ça grandit vite, parait-il. (Et ils me font bien marrer quand même, j’en ai même fait un blog humoristique sur la vie de jeune maman… Un autre blog, je sais… Rien ne m’arrête !… Non non, je ne me disperse pas.)

Mais le hic ultime, ça reste celui-là: “qui ne tente rien n’a rien“. Les baisses de moral font partie du processus. L’enthousiasme ne disparait jamais complètement.

Oui, j’y ai cru, qu’il allait me suffir de mettre mon chef d’oeuvre sur Amazon, et que par la force du Jedi, il allait se téléporter dans le Top10 des ventes, que le bouche à oreille se mettrait en place sans que je ne lève le petit doigt… Oui, j’ai cru que j’étais Aurélie Valognes !

Mais non, les mémés ne poussent pas dans les orties. Il faut les y pousser un peu…

Bon, je suis redescendue de mon petit nuage (clin d’oeil *marketing* à la couverture de mon roman). J’ai accepté qu’il me faudrait peut-être dix ans pour percer. En attendant, à défaut d’être Aurélie Valognes, je continue d’y croire.

Et si je ne perce jamais ? Et bien, croyez-le ou non, je m’en fiche un peu. Ne pas aller au bout de mon rêve d’écrire un roman aurait été grave. Garder mon roman pour moi sans me confronter à des lecteurs aurait été dommage. Ne pas avoir de succès n’est ni grave ni dommage. J’aurai eu l’air con et je n’aurai pas contribué à la prospérité financière de ma famille grâce à ma plume… Mais au moins me serai-je éclatée. Le ridicule ne tue pas.

Et le dernier point, et non des moindres, c’est qu’en découvrant ce monde de l’auto-édition, je découvre… D’autres auteurs ! D’autres blogueurs ! Des gens qui partagent la même passion et qui se posent les mêmes questions que moi !! Une communauté, une culture de la lecture et de l’écriture sur internet ! Youpiiii les zamis !! (Soyez mes zamis svp, je suis nouvelle dans la blogosphère mais je suis sympa.)

Et vous autres, blogueurs, auteurs et écrivains auto-édités, ou autres ? Comment gérez-vous le sentiment d’être noyés dans la masse ? (et Aurélie Valognes, allez, steuplé, dis-nous la vérité… Comment as-tu fait ?)