Pour faire connaitre mon premier roman Parfois l’Ange se tait, jusqu’ici, ma stratégie a surtout été de me faire connaitre, moi, en tant qu’écrivain. Je n’y ai pas plus réfléchi que cela, c’est venu naturellement.

 Au début il n’y avait que mon roman et sa description sur Amazon, puis une page facebook pour le roman, puis j’ai créé un site internet à mon nom, puis j’ai commencé ce blog pour y partager mon cheminement, puis j’ai réalisé ma première vidéo sur youtube (dans laquelle je ne parle pas tant de mon roman que de moi, et c’était fait exprès puisque je voulais cette vidéo inspirante au-delà de mon roman)… Récemment, j’ai même changé le nom de la page facebook: ce n’est plus une page au nom de mon roman, mais une page d’auteur. Vus les partages que j’y fais, cela me semblait plus logique.

Mais… Tous les lecteurs ont-il vraiment envie de savoir qui se cache derrière un roman ? N’y a-t-il pas des lecteurs qui ont justement envie de ne PAS savoir ? Est-ce que ça peut gâcher une lecture, d’en connaitre l’auteur ?

Je me suis posée la question. Pour ma part, en tant que lectrice, si je suis plongée dans un roman, son auteur ne me perturbe pas, que je le connaisse ou non. Pour vous dire, je suis même capable de relire des pages de mon propre roman en “oubliant” que j’en suis l’auteure. Si, si, je vous jure…

Alors, est-ce une bonne idée de ME faire connaitre pour faire connaitre mon roman ? Utiliser mon visage, ma voix, mon histoire, pour créer un lien avec des lecteurs, est-ce une bonne stratégie ? Ma foi, je n’en sais rien. “Stratégie” est un bien grand mot. Je ne sais pas comment faire d’autre, pour l’instant, à ma toute petite échelle d’inconnue. Ce que je sais, c’est que rester dans mon coin à attendre que mon roman gagne en visibilité sans rien faire, cela ne fonctionne pas. La machine ne se lance pas toute seule. Et par ailleurs, en utilisant publiquement mon moi-vrai-de-vrai-c’est-la-vraie-Véronique-qui-parle-là, c’est tout un coming-out que j’opère, et c’est une transformation puissante pour mon moi-à-la-conquête-de-sa-légende-personnelle-d’écrivain-qui-s’affirme-tin-tin-tin-tin.

Les lecteurs restent libres de suivre mes partages ou pas (dans la newsletter, à laquelle on s’abonne quand on télécharge l’ebook, je me cantonne à des infos sur mon actualité sans trop de blabla existentialiel). J’ai aussi prévu d’écrire d’autres romans, et le point commun entre mon premier et mon deuxième roman, ce sera… Moi.

Néanmoins, il peut être de bon ton de laisser vivre le roman par lui-même, aussi, sans mon MOI en gros plan juste derrière lui à raconter ma vie et pourquoi je l’ai auto-édité, et combien de temps ça m’a pris pour l’écrire, et quelles peurs j’ai dû traverser, et de quelle couleur était la lumière au bout du tunnel… Pas pour me censurer ou pour faire taire ma propension très développée à partager mes introspections, juste pour reconnaitre que certains lecteurs potentiels, à qui mon roman pourrait plaire, n’en ont peut-être strictement… rien à faire.

Je vais donc, en parallèle de me faire connaitre en tant qu’écrivain et de développer ma présence sur internet, lancer des “opérations publicitaires” centrées sur le roman en lui-même. Oui oui, o-pé-ra-tions-pu-bli-ci-taires. À la Coca-cola et tout. Enfin, en plus bricolé maison, tout de même, et en moins bulleux-prouteux (pardon, je n’ai pas réussi à m’auto-censurer sur ce coup-là). Attention, préparez-vous à quelque chose de spécial, parce que j’ai une idée encore plus farfelue que ma première auto-interview…

Hé, mais en fait, le marketing, c’est plus créatif que ce que je n’imaginais !

Comme tout. On peut tout faire dans la joie et en gardant un esprit créatif. Ça s’appelle: réinventer à sa sauce.

Et vous ? Ça vous intéresse de connaitre les écrivains derrière leurs livres ? (Perso, ça m’intéresse beaucoup en tant qu’écrivain pour m’inspirer de leurs parcours. En tant que lectrice, je m’en fiche. Seul le nom m’intéresse, pour emprunter le reste de sa bibliographie à la bibliothèque si ça me plait !)