Avertissement : article hautement spirituel.

J’entends souvent parler de mission de vie… Un truc à réaliser pendant notre passage à chacun sur Terre, un rôle à jouer, une contribution particulière pour le bien-être de l’humanité et de la planète, un appel de notre âme qui aurait signé un contrat avec l’univers avant de s’incarner dans un corps physique… Bref un truc que si on le fait pas on se sent pas bien parce que ça nous appeeeelle.

Dans mon cas, c’est clair, écrire est une mission de vie. Si je n’écris pas, je ne me sens pas alignée et j’ai le sentiment de passer à côté de ce pour quoi je me sens faite. Dit autrement, écrire me donne un sentiment de joie, d’accomplissement, et de sens. De contribution, aussi.

Je dis bien “une” mission de vie.

Une mission de vie n’est pas une raison d’être. Je ne crois pas à une quelconque raison d’être. La seule raison d’être, c’est d’être.

Chez moi, c’est l’écriture qui est sortie du lot comme passion. Les centaines de romans que je gobais dans mon enfance/adolescence doivent avoir eu leur rôle à jouer. C’est ce moyen créatif que j’aime privilégier pour accompagner ma quête de sens, transcender mes expériences, et tout et tout. Ce n’est pourtant pas figé, exclusif, définitif, ni même “important”. Et avec le temps et l’expérience, ça s’affine (d’où le “et tout et tout”). Être écrivain, c’est bien beau, mais écrivain de quoi ?

Mission de vie ? Oulala… Pression ! Peut-on rater sa mission de vie ? Peut-on rater sa VIE ???

Ce n’est pas la mort qui est mauvaise, c’est la tâche non accomplie.”  
Dialogues avec L’Ange

Récemment, je suis tombée sur cette vidéo de Malory Malmasson, selon qui nous aurions en fait trois types de missions de vie :

1/ mission de vie astrale : alors là ne me demandez pas d’expliquer clairement, même pour moi qui suis hautement spirituelle, c’est un peu ésotérique… En gros c’est quand on dort et qu’on sort de son corps pour faire des “trucs”… Mais le commun des mortels ne s’en souvient en général pas, donc pas de stress, tant qu’on dort ça devrait le faire. Faut juste avoir des pensées positives avant de s’endormir.

2/ mission de vie terrestre : notre contribution au monde (quant à savoir si c’est bien rémunéré ou pas, c’est un autre débat)… Si j’ai bien compris, souvent accompagnée de guérison émotionnelle.

3/ mission de vie spirituelle : notre évolution, l’élévation de notre conscience, l’ouverture de notre coeur, voire des trucs super cools comme magnétiser des pommes ou devenir medium !

Je ne sais pas où je vais quand je dors (mission astrale), je ne sais pas si ce que j’écris changera la face du monde un jour (mission terrestre), mais je sais que je suis en pleine évolution, grâce à tout le chemin que j’ai parcouru en écrivant et en publiant mon premier roman, et mon coeur s’ouuuvre, s’ouuuvre, s’OUUUUUUVRE (mission spirituelle). J’ai fait face à beaucoup de peurs, j’ai mis en lumière des conditionnements, les jugements sur lesquels j’ai artificiellement construit ma vie s’effondrent (ce n’est pas fini). Même si je ne sais pas encore magnétiser des pommes, j’ai tellement grandi que j’aurais du mal à l’exprimer avec suffisamment d’éclat dans un seul article de blog, il me faudrait en écrire tout un roman… Hum…

Finalement, plutôt que de parler de mission de vie, je préfère parler de choix, de joie, et d’être moi.

Rien ne me “tombe” dessus. Je n’entends pas de voix me dictant mon chemin ou me rappelant à l’ordre sur un contrat que j’aurais signé avant d’être née. Je fais simplement le choix de suivre ma propre joie, et de grandir en chemin. (Ah, et de dormir la nuit.)

Voilà pourquoi, oui, chez moi, écrire est une mission de vie. J’aime bien l’idée que tout cela devienne rémunérant un jour, je continue d’entretenir cette vision par plein de pensées j’y-crois-j’y-suis-namasté, mais c’est presque secondaire… L’essentiel est ailleurs.

Allez, demain, promis, j’essaie de magnétiser ma première pomme.