Voilà plus de 10 mois que j’ai sorti mon premier roman Parfois l’Ange se tait en auto-édition. J’ai fait du chemin depuis, notamment sur la question de la légitimité. C’était d’ailleurs le sujet de mon tout premier article sur ce blog (L’inconfort de l’auto-édition). En me lançant toute seule, en m’auto-proclamant écrivain, j’ai souvent eu envie de me cacher 36 kilomètres sous terre tellement je me sentais illégitime et ridicule. Je l’ai fait quand même. C’est pratique, internet, on s’expose moins quand on reste derrière son ordinateur.

Aujourd’hui, grâce à mes passages à l’action, je suis mieux rodée et je me sens légitime dans mes choix. De toute façon, je l’ai déjà dit, c’est des conneries cette histoire de légitime/pas légitime. Quand quelque chose nous appelle on y va, et voilà, on apprend en chemin.

La légitimité est un sentiment qui vient de l’intérieur, il n’y a pas grand chose à faire d’autre que de travailler sur soi pour l’atteindre, en déblayant les croyances qu’il existerait une telle chose que l’illégitimité à faire ce qui nous plait et à le dire.

Par contre, il y a un critère extérieur sur lequel on peut travailler et s’appliquer : la crédibilité.

Tout auteur est légitime pour s’auto-publier, certains sont plus crédibles que d’autres. C’est un constat dans lequel on n’est pas obligés de mettre du jugement.

Un roman avec des fautes d’orthographe et une couverture réalisée sur paint est moins crédible qu’un roman irréprochable dans sa présentation.

Ne pas être crédible en tout point ne fait pas de vous un gros caca. D’ailleurs la crédibilité est subjective, elle dépend de l’audience. Ça tombe bien ! On est toujours crédible pour certains et pas crédible pour d’autres… Ce critère me plait parce qu’il n’a rien à voir avec la légitimité, qu’il peut toujours être travaillé, qu’il nous donne un cadre et des objectifs dans lesquels nous améliorer en fonction de notre interlocuteur (y compris notre propre juge intérieur… qui a le droit d’avoir son mot à dire et d’être perfectionniste sans être traité d’auto-saboteur).

En plus, ce critère laisse à l’autre le choix de nous trouver crédible ou pas, sans que cela ne soit un jugement définitif de nullité suprême.

Bref, ce chemin sur lequel je progresse est celui de la bienveillance envers moi-même. Et ça fait du bien !

Je m’en vais donc peaufiner encore ma présentation et mon discours, retravailler encore le design de mon site internet, et sauter encore plus loin dans le grand bain.

À bientôt !

PS : si ce n’est pas déjà fait, lisez mon roman ! Il est crédible, il est agréable à lire, et en plus il est gratuit ! … Suis-je crédible, là ? D’ailleurs, la gratuité est-elle synonyme de non-crédibilité ? … Bah, rien ne vous empêche de l’acheter ;-)