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L’auto-édition implique beaucoup de tâtonnements. Faire des erreurs est inévitable. Comme pour toute chose, en fait… La meilleure manière de ne pas faire d’erreur, c’est encore de ne rien faire !

Lorsque j’ai auto-publié mon roman sur Amazon en version électronique via leur plateforme KDP (Kindle Direct Publishing), j’ai dû choisir d’activer ou non les DRM (Digital Rights Management). Sur le moment, je n’ai pas réfléchi. J’ai lu l’explication d’Amazon comme quoi il s’agissait d’une protection contre le piratage, et je me suis dit que je n’avais pas envie d’être piratée.

Il est clairement indiqué qu’une fois que le livre est publié, on ne peut plus revenir sur son choix. On peut revenir sur tout le reste autant de fois que l’on veut et à tout moment (texte, couverture, description, prix…), mais pas sur les DRM.

Quelques jours après, je me suis renseignée un peu plus… En gros, les DRM sont sensés empêcher le lecteur de pouvoir faire ce qu’il veut de l’ebook, notamment le convertir dans un autre format et le mettre sur un autre type de liseuse… L’idée, en mettant cette protection, c’est que l’acheteur de l’ebook ne puisse pas le partager partout. Il peut éventuellement le prêter (si on coche la case prêt en publiant l’ebook), mais c’est tout.

Soit dit en passant, ça permet aussi à Amazon que les ebooks achetés via sa plateforme KDP, en format mobi pour Kindle, restent sur Kindle. Le Kindle étant la liseuse développée et vendue par Amazon… Vous voyez l’idée.

Dans les faits, cette protection n’est pas compliquée à contourner, des logiciels en ligne permettent de faire sauter ces DRM en quelques clics. C’est juste un peu plus relou pour le lecteur qui aurait envie de manipuler ses ebooks comme bon lui semblerait, et un peu illégal aussi, j’imagine.

Être relou vis-à-vis de son lecteur, je ne trouve pas ça très correct. Il a payé, après tout. Et combien de pirates pour combien de lecteurs respectueux ? Et puis, euh… Le jour où j’en serai à me faire pirater, ma foi, c’est que j’aurai du succès ! Or, le succès, pour moi, en tant qu’écrivain, qu’est-ce que c’est ? C’est d’être lue et partagée !

La bisounours en moi n’aime pas se placer dans une position de méfiance et de non confiance.

Pour en revenir à mon roman, j’avais du coup fait un choix dans la précipitation sans réfléchir ni me renseigner, et je le regrettais.

Bouffées d’angoisse…

Alors, est-il vraiment impossible de changer d’avis et de supprimer les DRM de ses ebooks sur Amazon ? Et bien si, c’est possible. Il suffit de dépublier son livre, et de le republier à l’identique, sauf cette case DRM.

On garde le revenu sur ce qui a été vendu, les commentaires clients sont transférés vers la nouvelle version “tant que l’ensemble des détails du livre correspondent”. Par contre, on repart à zéro dans le classement des ventes.

Perso, je n’avais vendu qu’un seul ebook, je n’avais pas tout à fait un classement de ouf. Mais pour quelqu’un déjà dans le Top 100 d’Amazon (qui sait ?), c’est un peu moins conseillé. J’ai donc dépublié et republié mon ebook à l’identique, mais sans DRM cette fois-ci.

Depuis, ma réflexion sur la notion et de partage et même de gratuité est allée plus loin…

Bon, j’ai un scoop : j’ai décidé de mettre mon roman en téléchargement gratuit sur mon site à partir de la semaine prochaine.

Pourquoi seulement à cause de la semaine prochaine ? Parce que je n’ai pas le droit de le faire avant. Ma deuxième erreur avec Amazon : avoir souscrit à leur programme KDP Select

Je vous en dis plus sur ce programme, et sur mon choix de mettre mon ebook en téléchargement libre, dans un prochain article :-)