Pour publier son livre sans s’auto-éditer, et si une alternative était de trouver un agent littéraire, plutôt que de chercher soi-même un éditeur, le plus souvent en vain ?

J’ai envoyé le manuscrit de mon premier roman Parfois l’Ange se tait à quatre éditeurs, et je n’ai pas prévu d’aller plus loin avec ce roman. Il est auto-publié, il est disponible, je suis « sortie de l’ombre », et qui m’aime me trouve. Je l’ai envoyé à quelques éditeurs parce que j’ai rêvé qu’il fallait que je le fasse et qu’à mon réveil il était 4h22 (chacun ses motivations), et pour lui donner ses chances. Des chances certes minimes…

Aujourd’hui, presque deux ans après avoir auto-publié mon premier roman, je suis un peu passée à autre chose. C’est peut-être une erreur, un manque de persévérance… Je n’ai rien abandonné. Simplement, mon écriture a évolué, j’ai évolué, je suis moins naïve sur certaines choses et j’ai surtout envie d’aller de l’avant en me concentrant sur mes blogs et l’écriture de mon deuxième livre. Bref, je ne mise pas ma carrière d’écrivain sur mon premier roman, je le considère plutôt comme un tremplin. Une première étape.

Après le lancement de ce roman, je me suis beaucoup tirée les cheveux avec l’auto-édition, en arrivant souvent à la conclusion que c’était un vaste miroir aux alouettes (voir ma vidéo Faut-il auto-éditer son roman ?)… Le simple fait de m’être lancée à chercher un éditeur m’a complètement fait changer d’avis ! Quand on est inconnu, chercher un éditeur est pire qu’un miroir aux alouettes… Préparer son manuscrit recto interligne double, dépenser de l’argent en impression, reliure et envoi (et ça coûte cher !!), puis patienter, patienter, et… Attendre. Sans interlocuteur autre qu’un reçu de la poste. Pour recevoir une lettre standard et polie de refus quelques mois plus tard ?

Avec l’auto-édition, en comparaison, on se sent les maitres du monde ! Pas besoin d’attendre, toutes les clés entre nos mains, pas d’excuse pour ne pas se lancer, sur internet tout est possible, et même gratuit ! Il faut juste prévoir d’y passer nos soirées pendant quelques temps, et avoir une motivation à toute épreuve (c’est vrai, quelques auteurs auto-édités ont réussi à percer sans « rien faire », on est d’accord, c’est possible, tout est possible, il faut y croire…). Et ne pas avoir peur de la solitude et des doutes (mais pour un écrivain, ce serait un comble).

Les agents littéraires, les Etats-Unis, la France

Aux US, un auteur ne cherche pas un éditeur (publisher, en fait), il cherche un agent. Cet agent fait le travail pour l’auteur : il cherche un éditeur pour lui, négocie son contrat, et touche une commission dessus (10% en moyenne).

Ceux qui ont lu la biographie de Stephen King (que je conseille à tous les auteurs) savent de quoi je parle… Il y a tout un chapitre c’est-quoi-ce-chmilblik? sur pourquoi un écrivain DOIT avoir un agent. Ce chapitre m’a laissée un peu perplexe, le temps de comprendre de quoi il parlait… Mais ça, c’est aux States.

Là-bas, culturellement, faire faire les choses et être représenté par quelqu’un d’autre est plus répandu, pour quoi que ce soit.

Une autre raison pour laquelle les auteurs ont besoin d’agents aux US, c’est que l’édition y est un milieu moins bien encadré légalement qu’en France, donc il est d’autant plus important là-bas de se faire accompagner par un professionnel pour ne pas se faire rouler dans ses droits. Encore une différence de société entre les US et la France, qui ne concerne pas que le monde de la publication d’ailleurs… Ceci dit, il est tout à fait possible de se faire rouler en toute légalité en France, être un grand écrivain n’exclut pas la précarité.

En réalité, quand on se penche sur le sujet, il ne s’agit pas seulement des Etats-Unis. Les agents littéraires existent dans tous les pays. La France est plutôt un cas à part dans le monde. En effet, en France, les agents littéraires sont très peu répandus. Ce sont surtout les auteurs déjà bien connus qui ont des agents, en particulier pour négocier des contrats.

Alors oui, l’agent se prend certes un pourcentage, mais l’auteur y retrouve quand même son compte, puisque son contrat a été négocié.

Mon avis

Mon expérience dans l’édition est nulle, je ne peux donc pas parler en connaissance de cause… Mais j’aime beaucoup l’idée d’avoir un agent pour m’aider à chercher un éditeur. Puis avoir quelqu’un avec moi pour négocier les contrats me semble être très judicieux, moi qui suis plutôt du genre à me sous-évaluer (syndrome de l’imposteur un jour, syndrome de l’imposteur toujours ?). Je ne sais pas si c’est très bien vu par les éditeurs, mais j’aime l’idée d’avoir un interlocuteur intermédiaire, dont j’ai plus de chances qu’il me réponde, avant l’éditeur en lui-même. Quelqu’un qui s’y connaisse, qui connaisse le milieu, qui puisse être objectif, qui ait déjà un réseau dans le monde de l’édition, qui ait des intérêts dans mon succès, qui puisse aussi me conseiller pour mes prochains livres…

Pour conclure, je vous laisse avec une vidéo très complète et passionnante de Samantha Bailly sur le sujet, dont je vous conseille la chaine youtube en passant, si vous êtes auteur :

Une piste à explorer pour moi, je pense… Je sens comme un regain de motivation pour l’avenir de mon premier roman !  A suivre :-)